18 juillet 2012

Saby 2012 : Grand déballage de Printemps

Par le Blogueur


Nous avons reçu beaucoup d'appels exprimant une certaine lassitude, nous enjoignant rapidement de trouver une solution, réclamant enfin un nouvel article juste pour ne plus voir la trombine du Douanier quand on arrive sur le blog des Archiball (moi, personnellement, je trouve ça dégueulasse parce que le Douanier est un modèle de barbichette pour moi que je demande à ma femme de suivre mais elle trouve toujours un prétexte !). Face à ses appels, et une conférence de rédaction plus tard, le pique nique de Saby nous sauve la situation.
Nous y voilà donc avec trois photos et zéro gouttes d'eau pour faire deux lignes dessus. Si ça ne tenait qu'à moi, je rapporterai la devise de Jérôme avant son excellente bascule en planche arrière dans la discipline Coma éthylique : Il ne faut pas boire pour oublier, mais déguster pour se souvenir. Sauf qu'à part ça, je ne me souviens de rien !

Sur le coup de midi, l'assemblée s'assemblait tranquillement. Si les Archiball descendent du singe mâle, ils ont pas oublié de monter le singe femelle : il y avait là trois générations représentées si on considère que le Tcho est vraiment le frère de Pepe et non pas le fils de Franck qui a attrapé Jacky sur une 4L. Franck, Pepe, Jacky, le Tcho... le déballage du Printemps a vite pris les allures d'un vide grenier. Jérôme a fait une première apparition : Il vaut mieux boire longtemps mais boire bon pour boire peu !!!
- Jérôme tu es sûr de ton truc ?

C'est l'heure du rugby sur gazon.
Il n'a pas fait les choses à moitié Saby. Il peut organiser la coupe du monde de rugby à lui tout seul que ça nous étonnerait pas. Il a tout prévu. Côté terrain, la pelouse tondue. Côté réception, le sable fin. Les rencontres peuvent démarrer. La crème du rugby est là, sa crème chantilly c'est Cambot.
Les équipes sont formées hors catégories d'âge. A ma gauche, le plus jeune est Léonard junior, le plus vieux est Léonard Sénior. A ma droite, le plus jeune est Titi, le plus vieux est Jacky. Les matches sont équilibrés. Si l'air de la campagne fait pousser des ailes à Jacky (au nombre de quatre), Titi lui est perturbé par la taille des tribunes. Le barde, le Toulousain, Perdigue, Baudet, Joël... et fils, jouaient à la baballe comme qui jouerait à la barbichette. Je te tiens, tu me tiens.
Après une petite heure d'exhibition, tout le monde se tient à la bière pour rester debout et on passe directement au vin made by Saby. Il y a Jérôme qui repasse : Il vaut mieux boire longtemps mais boire peu pour boire bon.
- Jérôme, je crois bien que c'est pas ça !

C'est l'heure de passer à table.
Les tréteaux et les planches étaient montés côté vignes. Nanard regrettait les herbes folles au milieu des rangs et s'étonnait qu'on ne songe pas à passer la tondeuse. C'est que Nanard aurait bien fait un petit golf vite fait avec JBS.
- On pourrait envoyer la balle jusqu'à la tracteur là-bas.
- Le tracteur, lui dit Jean-Bernard. C'est un tracteur, pas une tracteur.
Nanard le regarde admiratif et lui dit : Hé bé, dis-don, tu as une bonne vue mon Jean-Bernard.
A même le sol, plus loin, la braise était lancé avec quelques cagettes et un reste de palette. Le sarment c'est dans les films. En vrai, on fait feu de tout bois. Le temps de, les mouflets ont bouffé. Une table de quatre où se sont installés Zeille, madame Cambot, Titi et madame Titi. Ils débitaient les toasts de foie gras et distribuaient tout autour en prenant au passage leur dîme en foie gras.
Baudet se rappelle alors que des crevettes et des bulots prenaient le chaud dans un sac et qu'il était temps de les sortir. En ignorant le chemin le plus court, c'est à dire la ligne droite, il est allé disposer les crustacés sur un plat, siffler un ballon dans la cuisine et revenu en rappelant qu' : Il vaut mieux boire bon mais boire longtemps pour...
- Arrête Jérôme, c'est pas ça le proverbe.

Pendant ce temps, le Toulousain faisait griller sa saucisse qu'il a porté sur sa Ducati pour faire Toulouse-Bordeaux. Cambot ne se laisse pas intimider par ce boyau farci et déballe ses entrecôtes à l'arrière de son camion. Il n'en fallait pas autant à Perdigue pour surenchérir et jeter au pied du barbecue sa rapine extirpée au boucher d'Artigues ; la hampe de veau.
La guerre des carnassiers était ouverte et Lapébie s'est fait le dompteur des viandards à la braise sous le regard attendri d'un Lafourcade au régime. Tous ces efforts étaient sur le point de voler en éclats et les kilos perdus crépitaient sur le grill en lui criant dans une langue que seul Lafourche peut comprendre : « Mange moi, mange moi ». Il ne faut pas provoquer Christian Lafourcade et la barbaque s'en souviendra.
Passant par là comme une biche au lever du soleil, Mia réclame ses bulots. Nanard s'en retrouve renversé alors que sa chaise se plie sous tant d'émotions. Le hic est que les bulots comme les crevettes ont trouvé mâchoires et Nanard n'a en rien eu l'idée de protéger la part de Mia. En quoi Mia se vengera dans une intimité que nous ne connaîtrons jamais. Mais connaissant Bernrad, le châtiment n'allait pas le laisser indifférent. Une double ration de saucisse fut proposée à Mia qui n'a rien voulu savoir, ni pardonner. L'avis de Baudet sur cette question fut d'un grand secours : Il vaut mieux boire peu mais boire bon pour boire longtemps. Hourra ! Il y est arrivé.

Vint le temps des cerises, un carton entier. Vint ensuite le temps des abricots, un carton entier aussi. A cette heure là, difficile d'ignorer le boxon laissé par une quarantaine d'Archiball : pères et fils et saines d'esprit. Si Jean-Philippe a le sens de l'accueil, il faut reconnaître à Carole le mérite de supporter Jean-Philippe et son sens de l'accueil. Et ça, on le dira jamais assez.


Merci d'envoyer vos photos de cette journée !